Les peintures du site d’Amak’hee en Tanzanie

De mystérieuses têtes  découvertes en Tanzanie.

15 février 2021 — Des archéologues polonais ont publié un ouvrage dans lequel ils ont expliqué en détail les anciennes gravures rupestres découvertes en Tanzanie en 2018.

Pendant longtemps, ces dessins n’étaient connus qu’à un niveau local. Maintenant que des experts internationaux s’y intéressent, de nouvelles recherches sur le terrain seront menées prochainement.

Une équipe de scientifiques de l’Université Jagellonne de Cracovie en Pologne a découvert les quatre dessins en explorant un abri sous-roche d’Amak’hee 4 dans la région de Dodoma, qui abritait autrefois un ancien groupe indigène appelé Sandawe. Ce peuple existe depuis 87 000 ans et vit toujours en Tanzanie. Les auteurs n’ont pas été surpris par le fait même de la peinture ancienne dans ces lieux, mais plutôt par les motifs des dessins qui ont fortement étonné les scientifiques.

L’art rupestre ancien a été découvert sur le site de l’abri sous-roche d’Amak’hee 4 dans la région de Dodoma au centre de la Tanzanie en juin 2018

Les peintures du site d’Amak’hee 4 en Tanzanie. © Maciej Grzelczyk, Université Jagellonne

La plupart des dessins représentent des animaux: du bétail et des girafes. Mais à un endroit, les archéologues ont remarqué de mystérieuses figures anthropomorphes, avec de grandes têtes qui ressemblent à des «extraterrestres». Les scientifiques pensent que ces dessins montrent des personnes portant des têtes de buffles.

«Dans ce trio, les personnages semblent avoir des têtes de buffles stylisées. Ces formes ressemblent, de profil, à une tête de buffle. Deux cornes s’élèvent à partir de là, et on peut voir des oreilles tombantes », commente le docteur Maciej Grzelczyk, auteur principal de l’étude.

Le principal mystère de ces dessins est la question, qui aurait pu les réaliser et quand? Malheureusement, en raison de la dégradation de la peinture, les dessins sont difficiles à dater. Sur la base des motifs, Grzhelczyk suggère qu’elles ont plusieurs centaines d’années, mais c’est très difficile à dire avec certitude. Il est également difficile de relier ces dessins au peuple Sandawe, car dans leur religion, il n’y a pas d’éléments d’anthropomorphisation des buffles ou de signes de croyance en la possibilité de transformer des personnes en animaux.

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